Veuillez noter que les lignes directrices (incluant les dates limites, l'horaire des examens et les frais) peuvent être modifiées sans préavis.
Version mise à jour le: 8 janvier 2010
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TABLE DES MATIÈRES
- Mandat
- Méthode d'évaluation
- Critères d'évaluation
- Expérience juridique professionnelle
- Examens
- Lien entre le certificat de compétence et l’admission au barreau
- Statut du certificat de compétence
- Formulaire de demande
- Traitement des demandes
- Admission dans une faculté de droit
A. Mandat
Le Comité national sur les équivalences des diplômes de
droit (« CNÉ ») est un comité permanent de la Fédération des
ordres professionnels de juristes du Canada. Il est composé
de représentants du Conseil des doyens et doyennes des
facultés de droit du Canada, de juristes en exercice et
d'administrateurs des ordres professionnels de juristes
provinciaux.
Le CNÉ évalue la formation juridique et l'expérience
professionnelle de personnes (incluant celles du Québec) qui
détiennent des titres de compétences de l’étranger ou en
droit autre que la common law et qui désirent être admises à
un ordre professionnel de juristes de common law au Canada.
Après avoir effectué son examen, le CNÉ fait une
recommandation qui décrit les études additionnelles que le
candidat doit faire pour que sa formation soit équivalente à
celle des personnes qui ont obtenu un diplôme de droit
canadien. La plupart des ordres professionnels de juristes
et des facultés de droit du Canada utilisent les
recommandations du CNÉ dans l'établissement de leurs
critères d'admission au barreau (voir la
section G ci-dessous)
Le certificat de compétence ne remplace pas le baccalauréat. Les candidats désirant obtenir un baccalauréat devraient doivent faire une demande d'admission à une faculté de droit. (voir section J, partie 3).
Le CNÉ n’évalue pas les titres de compétences des
juristes qui désirent faire une demande d’admission au
Barreau
du Québec ou à la
Chambre des
notaires du Québec puisque ces deux ordres
professionnels ont leurs propres procédures d’évaluation.
Le CNÉ évalue tous les candidats, qu'il s'agisse de Canadiens qui ont
une formation juridique étrangère ou de ressortissants
étrangers qui ont une formation juridique étrangère selon leurs acquis scolaires et leur
profil professionnel.
Le CNÉ applique des normes uniformes à l'échelle
nationale de sorte que les candidats qui ont acquis une
formation juridique à l'étranger peuvent s'adresser au
Comité, quelle que soit la province de common law dans
laquelle ils désirent exercer le droit au Canada. Les
candidats ne doivent donc pas satisfaire à des critères
d'admission disparates pour exercer le droit au Canada.
B. Méthode d'évaluation
1. Méthode
Les mots utilisés dans le certificat de compétence que le
Comité délivre pour l'admission au programme de formation
professionnelle reflètent bien la nature de son mandat. Le
certificat énonce ce qui suit :
"Après avoir réussi les études
prescrites par le Comité national, le présent certificat
atteste que le Comité national sur les équivalences des
diplômes de droit considère (nom du candidat)
comme étant qualifié au même titre qu'un diplômé d'une
faculté de droit canadienne reconnue."
Le Comité atteste donc que le candidat :
- comprend et connaît le droit canadien; et
- possède des connaissances équivalentes à celles d'un diplômé d'un programme LL.B. canadien en common law.
"L'équivalence à un diplôme LL.B. canadien reconnu " sert de point de référence au Comité lorsqu'il évalue le dossier d'un candidat qui a acquis une formation en droit à l'étranger. Le certificat de compétence ne peut, cependant, remplacer un baccalauréat, diplôme qui varie d'une faculté de droit à l'autre. Les candidats évalués par le CNE peuvent être appelés à se présenter à des examens portant sur des matières qui ne sont peut-être pas exigées par toutes les facultés de droit pour l'obtention d'un diplôme LL.B.
La recommandation du CNÉ est fondée sur les antécédents
juridiques du candidat, tant sur le plan scolaire que sur le
plan professionnel. Le Comité prend en considération le pays
où le candidat a acquis sa formation juridique (pays de
common law ou non, « hybride »), les matières étudiées, les
résultats et le rang universitaires, la nature de
l’établissement qui a décerné le diplôme, les compétences
professionnelles, ainsi que la nature et la durée de
l'expérience professionnelle dans l'exercice du droit.
Le CNÉ examine chaque dossier individuellement. Après
avoir complété son examen, le CNÉ recommande que le candidat
:
- réussisse à des examens dans des domaines
particuliers du droit canadien;
- fasse des études supplémentaires dans une
faculté de droit du Canada selon un programme
déterminé; ou
- obtienne un diplôme LL.B. canadien.
Les candidats peuvent être appelés à faire des études
additionnelles dans une faculté de droit canadienne. Les
candidats qui ont des compétences supérieures, qui ont été
admis dans un barreau après examens et qui ont une
expérience exceptionnelle en common law peuvent être
autorisés à passer des examens sur des matières précises en
droit.
Les candidats sont avisés que le comité n'est pas lié par aucune faculté de droit ou aucune de leurs dates limites.
2. Matières prescrites
Le CNÉ s'attend que les candidats poursuivent leurs études dans un programme de
formation professionnelle. Généralement, l'enseignement du
droit substantiel ne fait pas partie des programmes de
formation professionnelle canadiens. La plupart des
programmes insistent plutôt sur les aptitudes pratiques et
la procédure. Les candidats
doivent posséder une bonne connaissance de la procédure et
du droit substantiel canadiens avant de s'inscrire au
programme.
Les recommandations du CNE visent surtout les matières de base en common law dans lesquelles les candidats doivent démontrer leurs compétences, notamment :
- les contrats;
- les délits civils;
- les biens;
- les fondements du droit canadien;
- le droit pénal et la procédure pénale au Canada;
- la preuve;
- les principes du droit administratif canadien;
- le droit constitutionnel canadien (avec contenu sur le droit des autochtones/la Charte);
- le droit des sociétés (associations commerciales); et
- la responsabilité professionnelle.
Lorsqu’il y a lieu, et en fonction des facteurs propres au dossier de chaque candidat (c.-à-d. un diplôme d’études à distance, un mauvais rendement scolaire, un territoire hybride, etc.), un candidat peut être appelé à démontrer ses compétences dans plusieurs autres matières de common law, notamment :
- la procédure civile;
- les recours;
- le droit commercial;
- le droit de la famille;
- la fiscalité; et
- les fiducies.
Veuillez consulter la page qui traite des examens du CNE sur notre site Web pour voir les plans de cours dans les matières susmentionnées.
3. Nature de la recommandation
Le CNÉ peut exiger des candidats qu'ils suivent avec succès
un certain nombre d’heures-crédits d’études juridiques dans
une faculté de droit de common law au Canada ou qu'ils
passent des examens portant sur des matières précises. Le
nombre d'heures stipulé dépend des antécédents de chaque
candidat sur le plan de la formation juridique et de
l'expérience professionnelle.
En général, le système d’heures-crédits se traduit par
les périodes de temps approximatives suivantes, que le
candidat doit passer dans une faculté de droit canadienne :
- 30 heures-crédits = 1 année universitaire (2
semestres);
- 45 heures-crédits = 1,5 année universitaire (3
semestres);
- 60 heures-crédits = 2 années universitaires (4
semestres).
Les facultés de droit qui n'utilisent pas le système d’heures-crédits
peuvent remplacer les 30 heures-crédits par une année
universitaire complète. Le candidat est tenu d'obtenir la
note de passage sans condition pour chaque heure-crédit de
son programme d'études. Le candidat doit aussi obtenir toute
moyenne générale exigée par la faculté de droit.
4. Appels (Pour des demandes précédemment évaluées)
Les candidats doivent s'assurer de présenter tous les documents pertinents avec leur demande. Un candidat peut demander un appel de la décision initiale au comité d’appel qui réévaluera ses résultats scolaires et compétences professionnelles. La demande d'appel doit établir le fondement de la requête, tous autres faits et toutes autres preuves, ainsi que les motifs de la révision, et doit inclure un nouveau formulaire de demande rempli. Le comité d’appel évalue le dossier en fonction des preuves présentées par écrit et fait la recommandation qu'il juge appropriée compte tenu des circonstances. Le comité d’appel peut ajouter des exigences à la recommandation initiale ou en éliminer. Les frais d'une révision sont de 325 $ (TPS incluse), pourvu que la recommandation initiale n'ait pas expiré. Tous les frais sont payables à la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada (les chèques personnels ne sont pas acceptés présentement).
Le comité d'appel du CNÉ tient généralement quatre réunions par année. Ces rencontres ne sont pas pour évaluer de nouvelles demandes d'évaluation des crédits légaux. Les dates limites pour les appels sont:
DATES LIMITES DE PRÉSENTATION D’UNE DEMANDE D’APPEL
- 30 janvier
- 30 avril
- 30 juillet
- 30 octobre
C. Critères d'évaluation
Le Comité est autorisé à décerner un certificat de
compétence à tout candidat qui a acquis une instruction et
une formation équivalant à celles des diplômés des
programmes de LL.B. du Canada.
Le Comité conduit les candidats qui ont une formation
juridique étrangère vers l'obtention d'un niveau de
formation juridique suffisant pour leur permettre d'être
admis à un barreau canadien de la common law sur le même
pied que les diplômés des facultés de droit du Canada.
Chaque demande est évaluée
individuellement, en considération des circonstances
particulières du candidat sur le plan de la formation
juridique et de l'expérience professionnelle.
Parmi les facteurs qui doivent être pris
en considération, notons : la date d'obtention du diplôme,
le classement pour chacune des années du programme LL.B., le
contenu des cours, les matières étudiées, les études
juridiques supérieures pertinentes, l'expérience en
enseignement du droit et la qualité des études ou de la
formation préparatoire à la licence. "First", "Second", "Third" et "Pass Class standings" sont des classements de rang. Cependant, certains établissements utilisent un système de notation alphabétique ou numérique.
1. Systèmes de common law
Le CNÉ, dans l'étude des demandes présentées par des
candidats qui ont une formation en common law, tient compte
des critères suivants :
- La nature de l'établissement d'enseignement
fréquenté, et, le cas échéant, sa reconnaissance par les
associations juridiques nationales (ex. approbation de
l'ABA ou de l'AALS)
- La durée du programme d'études en droit
- Les matières étudiées (ex. droit ou mélange de
droit/sciences sociales/sciences humaines; dans le cas
du droit : contenu, étendue et pertinence relativement
au droit et au contexte canadiens)
- Le programme d'études terminé avant les études en
droit
- Les résultats, notes et rang obtenus (ex. premier
quart de la classe, dernier quart, diplôme obtenu avec
mention, ou mention bien, reconnaissance de réussite
dans le ressort d'origine, etc.)
- La langue d'enseignement du programme d'études suivi
- L'admission à un ordre professionnel de juristes ou
à un barreau par un examen écrit dans le ressort d'origine
- L'expérience professionnelle dans l'exercice du
droit, s'il en est, incluant :
- le nombre d’années d'expérience (ex. 1-3
ans, 3-5 ans, plus de 5 ans); et
- la nature et la qualité de l'expérience
Le Comité examine le rendement universitaire, la formation juridique professionnelle et l'expérience du candidat, dans la juridiction où il a été appellé au Barreau, pour déterminer l'étendue de l'équivalence à accorder.
Le CNÉ généralement recommande à ceux qui ont obtenu un diplôme LL.B. dans un pays dit "purement" de common law (c'est-à-dire non hybride), l'option de passer un examen d'évaluation pour obtenir un certificat de compétence dans les situations suivantes:
1. Le candidat a un diplôme universitaire de premier cycle et un diplôme en droit provenant d'une institution reconnue par l'ordre juridique national ou l'équivalent dans le pays d'origine.
2. Pour être reconnu, le diplôme de droit s'échelonne sur trois (3) ans et contient approximativement 90 heures de cours crédités, et est comparable à un diplôme en droit délivré par une institution d'enseignement canadienne.
3. Le candidat obtient le baccalauréat avec, au moins, une mention "bien" dans chacune des trois années de son programme.
Le nombre d'examens d'évaluation dépend des sujets étudiés dans le programme de droit, la qualité de l'institution et la performance académique du candidat.
Ceci sont nos lignes de conduite générales. Le CNÉ évalue chaque dossier individuellement.
a) Systèmes de common law : incluant l’Angleterre, les Antilles, l’Australie, le Bangladesh, les États-Unis, Hong Kong, l’Inde, l’Irlande, le Nigeria, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, le Pays de Galles, Singapour, etc.
En ce qui concerne les candidats des pays de common law qui :
1. ont terminé des études équivalant à 2 années d’études postsecondaires dans une université canadienne; et
2. ont obtenu, d’une faculté de droit agréée, un diplôme en droit de trois (3) ans à temps plein avec enseignement dans la langue anglaise;
le CNE exige que ces candidats démontrent leur compétence (avec les documents appropriés à l’appui) ou réussissent un cours en droit ou un examen prescrit par le CNE dans les domaines suivants (les « compétences de base ») :
1. Contrats
2. Délits civils
3. Biens
4. Fondements du droit canadien
5. Droit pénal et procédure pénale au Canada
6. Preuve
7. Principes du droit administratif canadien
8. Droit constitutionnel canadien (avec contenu sur le droit des autochtones)
9. Droit des sociétés
10. Responsabilité professionnelle
La qualification et l’expérience professionnelles seront parmi les facteurs dont on tiendra compte au moment de déterminer la compétence et l’expérience acquise par les études postsecondaires. Le type d’établissement d’enseignement, le rendement scolaire, les notes et le rang obtenu seront aussi des facteurs pris en considération pour déterminer la compétence dans les domaines énumérés ci-dessus.
Pour les candidats qui ont obtenu leur diplôme en terminant un programme d’apprentissage à distance offert par une faculté de droit agréée : Puisque la norme canadienne pour une faculté de droit est de trois ans en classe, les diplômés d’un programme d’apprentissage à distance seront généralement tenus de réussir six examens prescrits par le CNE et huit cours d’un semestre dans une faculté de droit canadienne. La recommandation faite individuellement à chaque candidat dépendra de ses propres compétences.
Les candidats
doivent noter que les exemples ci-dessous ne sont donnés
qu'à titre d’illustration et ne sont pas forcément
applicables à leur demande, qui est étudiée selon ses
mérites. Ils doivent également noter que le Comité examine,
outre le classement général du candidat, les résultats
obtenus pour chacune des matières étudiées.
2. Juridictions hybrides
Les candidats originaires de pays qui ont un système
juridique mixte avec des éléments de common law sont évalués
selon des critères similaires à ceux des candidats qui ont
une formation en common law. Le Comité prend toutefois en
considération l'étendue de la dimension common law dans le
programme particulier suivi par le candidat.
(a) Écosse, Afrique du Sud, Israël, Philippines, etc.
Les candidats originaires de juridictions hybrides, comme
l'Écosse, l'Afrique du Sud, l’Israël, les Philippines, etc.,
sont en général tenus de suivre 45 à 60 heures-crédits de
cours dans une faculté de common law canadienne s'ils ont
obtenu une licence en droit au moins avec une mention bien
après trois années d'études consécutives à un diplôme
préparatoire à la licence. Dans certains cas, le candidat
pourrait avoir à passer 10 ou 11 examens prescrits. Le
Comité tient compte de l'admission par examen à l'ordre
professionnel de juristes ou au barreau et à l'expérience
pratique postérieure à cette admission dans le ressort où le
candidat a été reçu. Le Comité considère également les
études juridiques supérieures pertinentes, l'expérience en
enseignement du droit et le programme d'études ou les
matières étudiées dans le cadre du diplôme de droit obtenu.
Exemple : Un candidat qui
s'est classé avec une mention bien (ou mieux) à
l'issue de trois années d'études dans un programme de
licence en droit (suite à l'obtention d'un diplôme
préparatoire à la licence) sera généralement prié de suivre
45 heures-crédits de cours additionnels dans une faculté de
common law du Canada; avec une mention assez bien, 60
heures-crédits ou réussir à des examens équivalents.
Les candidats qui ont obtenu une licence sans mention
(ou moins) ne reçoivent aucun statut d'étudiant avancé,
à moins de faire la preuve d'une expérience substantielle.
Les candidats qui ont obtenu un diplôme après deux années
d'études en droit sont généralement priés de faire plus de
cours que ceux qui ont obtenu un diplôme après trois années
d'études.
Exemple : Un candidat qui
s'est classé avec une mention bien à l'issue de trois
années d'études dans un programme de licence en droit et qui
a plusieurs années d'expérience dans l'exercice du droit
sera généralement prié de passer 5 à 8 examens.
Exemple : Un candidat qui a
obtenu une licence avec mention assez bien et qui a
une expérience dans l'exercice du droit sera généralement
prié de réussir 30 à 45 heures-crédits de cours ou de passer
des examens de trois heures sur des sujets précis en droit.
Le Comité accorde également du crédit aux compétences
d'un candidat qui a été reçu solicitor ou
barrister directement sans obtenir un diplôme de droit.
Par exemple, un candidat reçu solicitor directement
et qui a plusieurs années d'expérience sera généralement
prié de suivre 30 heures-crédits de cours additionnels ou de
réussir à huit examens de trois heures sur des sujets précis
en droit.
3. Autres systèmes juridiques
Les candidats dont le ressort d'origine ne comprend pas de
dimension de common law substantielle sont évalués cas par
cas. L'expérience juridique professionnelle postérieure à la
formation juridique proprement dite du candidat peut
également être considérée dans ces cas. Les candidats qui
n'ont eu aucun contact avec la common law (que ce soit sur
le plan scolaire ou professionnel) et qui n’ont aucune
expérience professionnelle pertinente ont peu de chances de
se voir reconnaître le statut d'étudiant avancé dans une
faculté de droit du Canada.
4. Québec
Le Comité évalue les candidats qui ont obtenu leur diplôme d'une faculté de droit dans la province de Québec, incluant ceux qui ont obtenu un Diplôme d’études supérieures spécialisées en common law nord-américaine (DESS) de l'Université de Montréal, ou le diplôme de deuxième cycle de common law et droit transnational de l'Université de Sherbrooke. Les candidats sont évalués par le Comité en fonction de leur formation scolaire et de la pertinence de leur expérience.
Les diplômés du Québec reçoivent un crédit complet pour
chaque cours en droit fédéral terminé avec succès.
Les candidats qui n'ont pas été admis au Barreau du
Québec doivent suivre le programme complet d'études en
common law en s'inscrivant à une faculté de droit de common
law au Canada pour une période d'un an (environ 32
heures-crédits).
Les candidats qui obtiennent un diplôme civil «pur» et
qui sont admis au Barreau du Québec doivent habituellement
passer des examens portant sur certains ou tous les sujets
suivants :
- Contrats
- Procédure civile
- Fiducies/équité
- Délits civils
- Biens immobiliers
- Droit commercial
- Droit de la famille
Les candidats qui ont acquis une solide expérience
professionnelle (10 ans) dans des champs de pratique de
common law sont évalués individuellement et en fonction de
leurs études, de leurs domaines d'exercice et de leur
expérience juridique. Les candidats sont priés de déposer
une attestation de l'expérience acquise et de présenter des
exemples (caviardés au besoin) de leur travail au CNÉ.
Les diplômés des programmes d'études en droit civil
comportant des éléments de la common law se voient
habituellement accorder un crédit pour la partie common law
de leurs études. Par exemple, un diplômé en droit civil qui
a réussi des cours portant sur les contrats, les délits
civils ou les biens immobiliers de la common law recevrait
un crédit pour ces matières et aurait à suivre un programme
d'études moins exhaustif en common law.
D. Expérience juridique professionnelle
Comme nous l'avons déjà mentionné, le Comité prend en
considération l'expérience juridique professionnelle des
candidats originaires de l’étranger. Dans l'évaluation de
l'expérience juridique professionnelle étrangère, le Comité
examine :
- le nombre d’années d'expérience (par exemple,
moins d'un an, entre 1 an et 3 ans, entre 3 ans et 5
ans et plus de 5 ans);
- la nature, l'étendue et la diversité de la
pratique du candidat; et
- la pertinence de la pratique eu égard aux usages
et institutions juridiques canadiens.
E. Examens
Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter notre section sur les examens du CNE.
F. Lien entre le certificat de compétence et l’admission au barreau
Il est important que les candidats comprennent bien le lien entre le certificat de compétence et le processus d'admission à la profession de juriste dans un ressort de common law canadien. Les règlements qui régissent l'admission à la profession de juriste sont du ressort exclusif des ordres professionnels de juristes provinciaux et territoriaux, et les candidats doivent s’adresser directement à l'ordre professionnel auquel ils souhaitent être admis pour connaître les conditions d'admission.
Le certificat de compétence est une étape préliminaire dans le programme d'études et de formation qui est nécessaire pour l'admission à la profession de juriste. Le certificat atteste que le candidat a terminé des études et une formation équivalant à celles des diplômés des facultés de droit canadiennes reconnues. Après avoir obtenu le certificat de compétence, le candidat doit satisfaire aux exigences du programme de formation professionnelle et de stage au même titre qu'un diplômé d'une faculté de droit canadienne reconnue.
Le certificat de compétence du Comité n'a PAS pour effet d'abréger la période de stage du candidat, ni de réduire aucune autre condition d'admission à l'ordre professionnel de juristes. Les demandes visant un abrègement du stage ou un allégement des autres conditions d'admission doivent être présentées directement à l'ordre professionnel de juristes de la province ou du territoire où le candidat souhaite être admis.
G. Statut du certificat de compétence
Le certificat de compétence permet à la personne qui
l'obtient de s'inscrire au programme de formation
professionnelle en Ontario et est officiellement reconnu par
les ordres professionnels de juristes de la Saskatchewan, de
la Colombie-Britannique, de l'Île-du-Prince-Édouard et de
l'Alberta comme équivalant à un diplôme d'une faculté de
droit reconnue du Canada. D'autres ordres professionnels de
juristes et facultés de droit utilisent la recommandation du
CNÉ de manière moins officielle.
H. Formulaire de demande
Veuillez consulter la page qui traite des demandes ici.
I. Traitement des demandes
Le Comité traite les demandes dans l'ordre de leur
arrivée aux bureaux du Comité. Le Comité ne traite aucune NOUVELLE demande
en juillet et août. Après avoir présenté leurs résultats et documents complets, les candidats devront attendre au moins trois mois avant de connaître la décision du Comité.
Tous les candidats recevront un accusé de réception de
leurs documents par courriel (ou par la poste si le courriel n'est pas disponible) et un numéro de dossier leur sera désigné. La première confirmation sera pour confirmé ce qui a été reçu et, le cas échéant, ce qui manque. Puisque le Comité ne peut accuser réception à chaque fois qu'il reçoit un document, le second accusé de réception sera envoyé lorsque tous les documents manquants seront reçus et que le dossier sera considéré complet. Cependant, durant le processus de traitement, des informations ou documentations additionnelles peuvent être demandées au candidat.
Le Comité conserve le dossier d'un candidat pour une
période maximale de cinq années après la date initiale
de sa recommandation. La date est généralement inscrite à la fin de la lettre de recommandation. Les candidats, qui appliquent de nouveau et dont les recommandations sont expirées, doivent remplir un nouveau formulaire de demande, payer les frais d'évaluation, et présenter leurs documents de nouveau pour une nouvelle évaluation. Ils doivent également se conformer à tous nouveaux règlements et toutes nouvelles politiques en vigueur. (Reportez-vous à la section H ci-dessus.)
Il est à noter que le Comité n'est pas une maison
d'enseignement reconnue par le ministère de l'Emploi et de
l'Immigration et, par conséquent, n'émet PAS
de reçus d'impôt officiels pour la demande initiale
d'évaluation ou les frais d'examens.
J. Admission dans une faculté de droit
1. Responsabilité du candidat
La recommandation du CNÉ ne signifie PAS que le candidat est
automatiquement admis dans une faculté de droit canadienne.
Il revient au candidat de s’inscrire à une faculté de droit
du Canada pour satisfaire, si nécessaire, aux exigences du
CNÉ.
La concurrence pour l'admission dans les facultés de
droit canadiennes est extrêmement forte, aussi bien pour les
candidats canadiens que pour les étrangers. Il est
recommandé aux candidats de présenter une demande dans
plusieurs facultés de droit du Canada.
Les candidats du CNÉ doivent respecter les procédures et
règlements d'admission de la faculté de droit où ils
souhaitent être admis. Les procédures et règlements
diffèrent selon les facultés. Les candidats devraient donc
s'adresser directement à la faculté pour obtenir une copie
des règlements en vigueur. Certaines facultés peuvent
soumettre le candidat à l’examen d’admission à la faculté de
droit (LSAT - Law School Admission Test).
2. Études à plein temps/à temps partiel
Le CNÉ demande aux candidats qui doivent faire des études
additionnelles de satisfaire à cette exigence dans un délai
précis.
Les candidats du CNÉ peuvent être admis comme étudiants
ordinaires à temps plein ou, lorsque les règlements de la
faculté de droit le permettent, choisir le statut d’ «
étudiant spécial » en payant des frais par cours suivi.
Les candidats doivent bien comprendre
qu'il leur revient de faire les démarches nécessaires pour
être admis dans une faculté de droit canadienne et qu'ils
doivent satisfaire aux normes scolaires en vigueur dans la
faculté qu'ils désirent fréquenter.
3. Admission aux facultés de droit ontariennes
Les demandes d'admission aux facultés de droit ontariennes
doivent être acheminées directement au Service ontarien de
demande d’admission en droit, une division du Centre de
demande d’admission aux universités de l’Ontario. La date
limite pour présenter une demande en première année est le
1er novembre. Pour les années subséquentes (transfert,
lettre de permission, études avancées, CNÉ), la date limite
est le 1er mai. Vous pouvez communiquer avec le Centre à
l'adresse suivante :
Service ontarien de demande d'admisson en droit
Centre de demande d'admission aux universités de l'Ontario
170 Research Lane
Guelph, ON
N1G 5E2
Téléphone (519) 823-1940
Télécopieur (519) 823-5232
olsas@ouac.on.ca
Les candidats qui désirent exercer en Ontario trouveront ici de plus amples renseignements.
Veuillez noter que les lignes directrices (incluant les dates limites, l'horaire des examens et les frais) peuvent être modifiées sans préavis.
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